L’homme occidental, l’homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l’Occident n’a jamais produit, d’ailleurs, que de bien rares exemplaires, enveloppe l’humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d’unité morale.
Le « Progrès de la conscience occidentale »mérite une étude lente et réflexive, plus encore que « Raison et religion » ou « Ecrits philosophique » car il aborde, apres Descartes et Spinoza, l’idéalisme allemand.
Deuxième partie , livre V, chapitre XII, section 2A: la loi et la foi
(Un chapitre que l’on dirait écrit spécialement à l’intention de nos modernes et stériles débats sur la laicité…)
Brunschvicg accorde fort justement une grande importance à un écrit moins commenté que les « Critiques » : « La religion dans les limites de la simple raison »:
« La Religion dans les limites de la simple raison se rattache à la tradition luthérienne interprétée dans l’esprit le plus large : « S’il faut appeler catholique une Église qui donne sa croyance ecclésiastique pour universellement obligatoire, et protestante celle qui se défend contre ces prétentions… un observateur at- tentif pourra trouver maints exemples célèbres…
cette conversion à l’intériorité nécessaire pour que l’intuition purifiée et spiritualisée par les vertus de l’analyse mathématique observe la présence divine en nous, (celle du Dieu des philosophes et des Savants « aperçu par la Raison désintéressée ») ou dans les termes de l’évangile « entre dans le royaume des cieux » (« royaume « appelé ici , dans nos blogs: planspirituel ou plan de l’Idée ou « monde des idées « ), voir le dernier article de ce hashtag:
elle est entrevue par Platon, et « nettement dégagée par Descartes »mais le danger est comme d’habitude de la concevoir sur le modèle de l’intuition sensible. Cela revient à la déchéance du verbe intérieur , λογος ενδιαθετος, ou pensée, en Verbe extérieur ou langage, λογος προφερικσς qui est ce que Heidegger décrit à tort comme « oubli de l’être » mais qui est en réalité « oubli de l’Un « , qui est la véritable « cause » de la déchéance de l ‘humain au rang…
Quatre décennies séparent « Raison et religion » (1939)d’Introduction à la vie de l’Esprit (1900) : entre temps l’Europe, ou plutôt la civilisation européenne a entamé en 1914 son suicide (qui était décidé depuis longtemps, comme nous l’avons vu:
est le thème des deux ouvrages à quarante ans de distance, et singulièrement du dernier chapitre d’Introduction à la vie de l’esprit comme du chapitre 3 de « Raison et religion », portant sur la troisième opposition fondamentale : Dieu humain ou Dieu divin? La première opposition fondamentale étant celle entre Moi (ou plan) vital et Moi spirituel, et la seconde entre monde véritable (mis en équations par la science) ou monde imaginaire (mis en vente…