Laruelle : le dernier des évangiles

http://www.onphi.net/lettre-laruelle-pour-un-dernier-evangile-apocryphe-45.html

« Du bout d’un bâton traçons un cercle sur le sable d’une plage. Ainsi commence le philosophe qui se veut mathématicien. Mais il suffit que la plage soit grecque pour que le philosophe se retrouve enfermé dans le cercle qu’il a tracé sans s’en rendre compte autour de soi. C’est le miracle de la philosophie, enfermer les mathématiques pour mieux s’enfermer en soi-même. Elle commence comme mathématicienne et se retrouve comme magicienne victime de son propre tour. Viviane est une fée conteuse mais elle enferme Merlin dans une invisible prison de verre. Pendant longtemps le philosophe n’a cessé de tracer des cercles de plus en plus larges autour de lui jusqu’à ne plus les apercevoir. Cercles toujours « nulle part ». C’était l’âge heureux de la philosophie enchantée. L’histoire de la philosophie, lancée par Aristote à plein régime, a été l’effort de se rendre égal au monde, de rentrer dans le cercle herméneutique (Heidegger), avec le moins d’incohérence possible (Descartes) et le moins de restes possibles (Hegel). »

oui seulement s’il enferme les mathématiques il est enfermé dehors ! la philosophie ne saurait « faire des miracles » ni s’enchanter !

l’image du cercle et des dessins d’Archimède n’est pas bonne, car depuis la géométrie de Descartes justement est passée par là et a émancipé l’esprit des images de la spatialité au moyen d’équations…de nos jours cela aboutit à la géométrie des faisceaux.

Le philosophe ne se veut pas mathématicien, mais conscience réflexive du mathématicien : or la réflexion libère de tout enfermement.

« La non-philosophie est une autre solution. Elle ne sort pas du cercle, c’est impossible étant donné que celui qui veut en sortir est le même que celui qui s’y est enfermé. Elle n’y rentre pas davantage, ce serait vouloir rentrer sans en être vraiment sorti, par effraction, en brisant une porte qui reste intérieure. Elle inverse, au moins apparemment, les données du problème et peut donner l’impression qu’elle fait elle aussi de l’aménagement intérieur. Mais sa différence « spécifique » est de se tenir au plus proche de la psychanalyse et de la gnose, sa maxime n’est pas savoir que l’on ne sait pas, mais ne pas savoir que l’on sait. »

si je ne sais pas que je sais, je ne sais pas

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